• La culture pour le PQ (Impact Campus)

    Date: 2010.05.03 | Catégories: Articles de journaux, Dénonciation, Politiques culturelles | Tags: ,,,,,

    Impact Campus, le journal des étudiants de l’Université Laval, était présent à la conférence du député péquiste Yves-François Blanchet donné en avril dernier. En voici le résumé de Jean-Manuel Téotonio:

    Le gouvernement du Québec doit récupérer du fédéral tous les pouvoirs relatifs à la culture. Pour Yves-François Blanchet, député de Drummond pour le Parti québécois, il est illogique de confier cette juridiction à un gouvernement dont « le trois quart de la population n’a pas la même culture ».

    Pendant une conférence prononcée sur le campus le 7 avril dernier, M. Blanchet a affirmé que 75 % des Québécois sont en accord avec le rapatriement de ce champ de compétence et de l’argent qui vient avec. Ayant œuvré dans le domaine de la musique pendant une vingtaine d’années, le député a utilisé plusieurs exemples de ce domaine pour illustrer ses propos.

    L’ancien président de l’ADISQ croit qu’en s’accaparant des pouvoirs en culture, le gouvernement canadien y a trop d’influence. M. Blanchet dénonce que ce soit le CRTC qui a un pouvoir sur le contenu diffusé sur Internet. Il déplore aussi le fait que la question des droits d’auteur soit gérée par le fédéral.

    Le député affirme que des transferts en argent destinés à la caisse de l’assurance emploi ont été coupés dans les années 90. Cet argent a contribué, entre autres, à créer le Fonds de la musique et le Programme des entrepreneurs de la musique. Il a également été utilisé dans le programme des commandites. Cela a fait en sorte que le fédéral s’est mis à légiférer dans des champs de compétences des provinces, dont celui de la culture. « Cet argent a servi à coller un drapeau fédéral sur la culture », s’insurge M. Blanchet.

    Tous ces facteurs donnent au fédéral de l’influence sur les décisions prises en culture au Québec. Trop d’influence au goût du représentant du PQ. « Les entreprises culturelles ont besoin des subventions, avance-t-il. Elles ne voudront donc pas affronter le fédéral. » La situation est la même pour les artistes qui veulent s’afficher  politiquement. Pendant un gala de l’ADISQ, M. Blanchet a dû marcher sur ses convictions pour aviser les artistes de bien faire attention à leurs propos s’ils veulent garder leurs subventions fédérales. Son intervention a suivi une prestation du groupe Loco Locass qui avaient interprété leur chanson Libérez-nous des libéraux en présence d’un ministre fédéral.