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Téléchargement illégal et rétribution : la PRS propose un changement de paradigme
Article très intéressant de François Lemay publié plus tôt aujourd’hui sur le site de Bande à part:
Ça fait longtemps que je pense que c’est vers ça qu’il faut aller et je suis content de voir que des institutions commencent à le comprendre.
En Angleterre, c’est la PRS for Music (Performing Right Society) qui gère, depuis 1914, la collection des droits d’auteur. Dans un document de six pages qui vient d’être mis en ligne, le chef économiste de la PRS et un aide-professeur en stratégie et entrepreneuriat d’une université américaine arrivent à la conclusion suivante : plus la bande passante est rapide, plus il est difficile de contrôler les coûts associés au piratage musical.
Autrement dit, plus ça va aller, pire ça va être. Ce qu’ils constatent, c’est que le modèle actuel de punition ne fonctionne tout simplement pas et qu’il est impératif d’opérer un changement de mentalité, et ce, le plus rapidement possible. Pour ce faire, ils proposent, entre autres, de considérer maintenant les fournisseurs d’accès Internet non pas, comme leur nom l’indique, comme des fournisseurs d’accès, mais plutôt comme des fournisseurs de contenu. Qu’est-ce que cela change? Absolument tout.
Présentement, seuls les FAI profitent du téléchargement illégal. Plus on télécharge, plus on risque de dépasser notre quota et de payer plus cher notre facture mensuelle. Et ça, croyez-moi, les FAI l’ont compris. C’est pourquoi la vitesse de téléchargement augmente plus rapidement que le volume de données que l’on peut télécharger. Or, si les FAI en sortent gagnants, c’est l’industrie, et les créateurs, qui en sortent perdants. Parce que, comme il est démontré dans le document, plus la bande passante est rapide, plus les gens téléchargent illégalement du contenu.
Pour l’instant, les solutions proposées sont encore un peu floues, mais il est clair, selon l’institution britannique, qu’il faudra prendre le virage de l’instauration d’une forme de rétribution/licence, un peu comme les institutions qui paient un montant fixe, mensuellement, pour diffuser de la musique en public. Et ça, si les institutions commencent à le dire, c’est peut-être que l’idée commence à faire son chemin. Par contre, attendez-vous à beaucoup de résistance de la part des FAI, qui ne voudront pas voir leur marge de profit diminuer, même si c’est la seule fraction de l’industrie à s’enrichir avec le téléchargement illégal. Et vous, seriez-vous prêts à payer pour pouvoir télécharger du contenu à volonté?